*Karim Sergoua, le printemps dans la tête !*



*Une biographie pur BIO, sans additifs ajoutés ni conservateurs de la
pensée unique.*

 

Karim Sergoua semble être né plasticien, amazigh pur jus extirpée des
vastes vallons de Boghni et de Mechtras, il est issu de cette vaillante
contrée numide qui a encore bien des histoires méditerranéennes à raconter.

Natif du 21 mars 1960 Karim est né Bélier, fonceur et opiniâtre, il
commence très tôt le dessin, scout pour toujours, fait du théâtre amateur,
tutoie un peu la musique, il décide d’adopter une carrière artistique.
Intègre l’école des beaux-arts.

Haut la main, il est ensuite diplômé en communication visuelle dès l’année
1985, et ensuite obtiendra un DESA, de l’Ecole supérieure des Beaux-Arts
d’Alger naturellement en option peinture en session de 1989.

Karim Sergoua, plasticien curieux de tout ne se lasse jamais d’investir
toutes les pistes artistiques possibles.

Soucieux de la transmission et du partage, il est alors assistant à l’Ecole
supérieure des Beaux-arts d’Alger, depuis 1989 et ensuite assistant a
l’Ecole régionale des beaux arts de Tipasa depuis  2009 pour rallier
ensuite dans un juste retour des choses la « maison mère ».

Dans un parcours riche en perspectives, ce plasticien protéiforme adepte
des tournures d’art total a de fait, participé à de nombreuses actions
collectives expérimentales.

On constatera sa présence en compagnie d’un panel de jeunes artistes
aujourd’hui très connus sous l’égide de l’insigne Denis Martinez dans une
des premières actions du genre, intitulée «Dernières paroles d’un mur » à
Blida en 1986 et les camions peints de Picasso en hommage à Pablo Picasso
dans une actions d’envergure menée en 1988

L’une de ses dernières expositions à la défunte Galerie Gaïa en 2010 a
laissé des couleurs dans les têtes, il s’en est passé de l’eau sous les
ponts.

Le parcours versatile de l’artiste se poursuit inlassablement sur des
actions painting, de Body painting, il crée et participe à des collectifs
de peinture comme P’Art-ci P’Art-là, et Essebaghine, laisse sa trace sur
des Biennales artistiques, encourage les jeunes talents organise de
nombreux Workshops qui révèlent leur part de richesse créative, et réalise
de nombreuses œuvres qu’il expose individuellement, tout simplement un peu
partout dans le monde libre.

Karim Sergoua expose en France, Italie, Koweït, Espagne, Portugal,
Macédoine, Croatie Grèce, Maroc… Avec un égal talent pour toutes les formes
artistiques qu’il adopte.

Il vit et travaille à Alger.

*Karim Sergoua, « 7Houmate »…sept couleurs*

Cet homme est hors du temps, un seul nom, un seul prénom, et la magie d’un
art qui accompagne indéfiniment ce derviche coloriste.

Il adopte le chiffre sept pour tout ce qui le charge de messagerie
intemporelle, sept remparts, sept dormants, sept merveilles du monde, sept
cieux…et sept techniques diverses pour un artiste qui au delà du temps
maintient intact son amour pour les ancêtres.

Pour cette sorte de paganisme heureux qui nous fera respecter Dieu tout en
puisant cet espoir dans « Anzar » et sa fiancée de la pluie. Karim Sergoua
arrive les bras chargés de peintures, de céramiques, de papier, de toile ou
de tissus pour nous réinventer le monde sur « 7Houmate », soit on y voit
sept parties d’un art devenu pour ce plasticien total, soit un hommage à
quelques sept protecteurs échappés du monde étrange de ce flamboyant
personnage à l’énergie fulgurante puisée dans les rites de zaouias,
l’Algérie de nos aînés, de ces «Bouderbala» tolbas légendaires puissant
jusque dans la sublimation des mythes, des rituels volés à l’histoire
immémoriale qui racontent, les saints, les méchants…et les autres.

Entre art rural, villages secrets et vieilles pierres tombales sculptées et
« témoins » du temps figé dans le rituel de la mort qui rejoint le rituel
de la vie.

Son cœur inspiré balance pour aller aussi vite se délecter de ces «
étalages » décorés des vendeurs ambulants de cigarettes, de cd, K7 et
autres babioles multicolores entre real Madrid ou Barça pour des joutes
parlantes et criantes de vérité.

Le plasticien fait de ces choses là un exercice fabuleux de transmission à
travers la sublimation de l’apparence signifiée, triviale et pourtant
fondamentale pour son art consommé de la dérision.

Les « Ichoomar » lui parlent, le bruit des cafés lui susurre ses vérités,
les « houmiste » sont pour lui des abécédaires truculents, et les toits des
maisons des repères inexpugnables si sensibles pourtant !

Karim Sergoua va décliner sa propre histoire dans « 7Houmate », sept
quartiers, sept « Blocks » vivant qui deviendront un réservoir artistique
original, surprenant avec une nuit colorée consacrée au dessin, suivie des
« noctambules » du croquis au sein de l’Espaco, avec des débats autour de
la jeune création, les nocturnes de la poésie, avec ce questionnement
ultime sur l’acte de peindre chez nous, ici, juste en bas des sept
protecteurs, des sept quartiers de la création…juste pour transfigurer
l’élan de mort en élan de vie et de faire du passé, un passage heureux vers
l’avenir !!!

*Jaoudet Gassouma,*

éleveur de Coccinelles en papier, écrivain, critique d’art

 

 

 

 

 

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